blog d'un ex élu local, membre du MODEM, militant européen, adhérent CFTC, homme d'entreprise et de réseaux
Plus grand monde ne parle d’Europe ces derniers temps. Et ce n’est pas le dernier sommet d’Hampton Court qui fera changer
L’Assemblée Nationale vient de voter la contribution française au budget 2006 de l’Europe : 18 milliards soit 0,7 de plus qu’en 2005. Ce volume a doublé depuis 1980, et la France reste le second contributeur au budget de l’Union. Elle est contributeur net, même si elle obtient beaucoup de fonds européens, notamment au titre de la politique agricole commune (qui représente 43 % du budget de l’Union), et de la politique régionale (qui représente 36 %). Le budget de l’Union Européenne pour 2006 serait de l’ordre de 120 milliards.
Il était important que la France accepte de voter cette contribution, qui reste cependant insuffisante au regard des besoins de l’Union.
Les recettes de l’Union représentent environ 1 % du produit intérieur brut de celle-ci. Il faudra très probablement, à partir de 2007 que les vint cinq ou vingt sept membres acceptent d’aller au-delà : 1,30 au minimum.
Car l’enjeu est conséquent : il nous faut aller plus loin dans notre politique européenne de sécurité, vers une défense commune plus intégrée ; il nous faut mieux coordonner nos politiques économiques et harmoniser nos règles sociales et fiscales ; il nous faut mettre en place une véritable politique européenne de la recherche ; il nous faut permettre aux entrants d’intégrer aussi vite que possible les standards des autres…
Ce budget 2006 de l’Union se présente en hausse d’environ 5 % par rapport à l’année en cours. Il se caractérise par une hausse de 10 % des paiements pour les actions structurelles, par un effort vers la recherche, et par une légère augmentation du budget de la politique agricole commune.
Concernant les crédits de préadhésion envers la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et la Croatie, l’évolution est forte car elle atteint plus de 19 %. Un effort nécessaire pour faciliter l’entrée, en 2007 ou 2008 des deux premiers cités.