Le sujet déclanche les passions partout ...
Il n'y a rien d'anormal à ces indemnités par rapport au temps passé et aux responsabilités assumées, pour peu bien sûr qu'on fasse son "boulot". L'indemnisation des élus locaux a été obtenue de haute lutte, au fil des années par les associations d'élus qui ont du batailler ferme pour convaincre parlementaires et surtout administrations centrales. Souvent, un élu doit abandonner ou réduire son activité professionnelle pour exercer son mandat (j'en sais quelquechose).
Voici quelques chiffres, qui sont des maximum autorisés :
maire d'une ville de 3 500 à 9 999 habitants : 2057,69 euros par mois bruts (adjoint : 823,08)
maire d'une ville de 10 000 à 19 999 habitants : 2 431,82 (adjoint : 1028,85)
maire d'une ville de 100 000 habitants : 5 424,82 (adjoint : 2 469,23)
Certains élus décident de réduire leurs indemnités, souvent par démagogie électorale (quitte à ne pas le respecter après l'élection ou à y revenir en cours de mandat), et parfois pour faire une économie sur le budget de la ville. L'économie est de toute façon minime (grosso modo moins de 1 pour cent du budget de la commune), et surtout elle accrédite l'idée que les élus s'en mettent plein les poches et doivent réduire leur train de vie, ou que leur action ne "vaut" rien.
Par ailleurs, l'indemnité est désormais fiscalisée, en partie, et des charges sociales y sont appliquées (de manière plus réduite que pour un salarié, car par exemple, il n'y a pas d'assurance chômage !!!)
Il en est tout autrement bien sûr, quand certains élus cumulent mandats et indemnités à un point que premièrement l'indemnité devient indécente, et deuxièmement et surtout, ils ne peuvent pas assumer "normalement" leurs mandats en terme de temps et d'énergie.