blog d'un ex élu local, membre du MODEM, militant européen, adhérent CFTC, homme d'entreprise et de réseaux
Notre Président de la République a enfin annoncé il y a quelques jours la mise en place, mi 2009, du RSA.
Plusieurs réflexions :
L'annonce était attendu et c'est tant mieux que ce soit fait, car il est grand temps. Le fait d'annoncer la mise en place mi 2009 au lieu du premier janvier, n'est en rien dû à un retard technique ou une mise en place difficile pour janvier. Il s'agit tout simplement de "sauver" une année budgétaire 2009 très difficile en n'engageant qu'un semestre budgétaire. On connait bien cette technique quand on sait ce que sont les finances publiques.
Fidèle à sa tactique de briser les lignes (soit disant), notre SARKO national a décidé une ponction sur certains revenus du capital. Ainsi, sa majorité devra suivre de gré ou de force, et son opposition est obligée de "saluer l'initiative". Tout cela bien sûr n'est que manoeuvres. Il s'agit en fait d'une politique médiatique, faite de coup par coup. En effet, s'il y avait eu une ligne directrice dans la politique gouvernementale, on n'aurait pas d'abord offert le paquet fiscal aux plus aisés, il y a un an, pour ensuite ponctionner ceux ci et d'autres classes plus "moyennes" maintenant. A agir ainsi, le Président finira par se prendre les pieds dans le tapis et ne plus être suivi par personne. Déjà que ...
Enfin rappelons que cet indispensable RSA ne représente malgré tout que 0,50 % du budget de l'Etat. Son coût est donc totalement dérisoire, non pas intrinsèquement, mais au regard de l'urgence sociale et de sa masse financière. Etait il si difficile de trouver ce demi point de dépenses en économies budgétaires ? Je suis persuadé que non.
Y a t il un pilote dans l'avion ?