C'est en tout cas ce que dit Claude Bartolone, président de conseil général, en pensant à certains banquiers qui ont "abusé" en prêtant aux collectivités locales avec des taux indexés.
Cette affirmation, que j'approuve en partie, m'inspire plusieurs remarques :
Il est vrai que certaines collectivités se sont laissé abuser. C'est le cas notamment de la commune de Saint Pryvé Saint Mesmin dont le dernier emprunt signé est proprement scandaleux. Disons quand même que le tort est largement partagé entre le banquier (en l'occurence Dexia) qui sait très bien ce qu'il fait, les services de la collectivité dont le rôle est de conseiller les élus, l'élu signataire qui s'est laissé berner, volontairement ou non.
Pour ma part, je n'ai jamais voulu de ce type d'emprunt pour la ville d'Olivet lorsque j'en fus adjoint aux finances. On m'en a pourtant proposé à diverses reprises, et pas uniquement chez Dexia.
Il revient aussi aux élus de mettre en concurrence les prêteurs et de ne pas considerer que Dexia est "la" banque des collectivités locales. Elle sait faire, mais d'autres aussi, et il est toujours sain d'avoir un panel de prêteurs permettant de diversifier les sources et les risques.
Il ne serait pas inutile en l'occurence que les collectivités concernées se regroupent, par exemple sous la baniière de leurs associations d'élus, pour étudier quelques mesures de rétortion ou de demande d'indemnités à ces banquiers qui ont abusé.