blog d'un ex élu local, membre du MODEM, militant européen, adhérent CFTC, homme d'entreprise et de réseaux
Le syndicat CGT vient de tenir son congrès national, la CFDT innove dans ses manifestations du 1er mai, la CFTC vient de publier ses propositions pour l’emploi des jeunes, l’ UNSA veut obtenir sa reconnaissance… ça bouge enfin dans le syndicalisme français.
Pour ma part, et notamment lorsque j’étais en position de cadre dirigeant, j’ai toujours souhaité avoir des partenaires sociaux forts, formés et représentatifs.
Aujourd’hui, les syndicats français ont besoin de se réformer d’urgence, et de retrouver des adhérents, car leur représentativité est en péril.
Le taux de syndicalisation de notre pays est de l’ordre de 8 à 9 %, comprenant les retraités qui représentent environ un quart des effectifs ! C’est dire ! Et encore, la moitié des syndiqués sont ils dans la fonction publique (d’Etat, territoriale ou hospitalière) alors qu’elle ne représente que moins du tiers des salariés. Il est cependant assez difficile de connaître le nombre d’adhérents de chacun, mais le chiffre total de 2 millions est assez souvent avancé.
Dans de nombreux pays, comme le droit de vote qui est obligatoire, l’adhésion au syndicat qui procure par exemple une couverture sociale supplémentaire l’est aussi, à raison d’une contribution sur le salaire. Et bien sûr, le syndicat joue alors un rôle d’influence très significatif. Il est partenaire, et la mise en œuvre du droit de grève n’est que la solution ultime lorsque toute autre négociation a échouée. La grève est alors souvent vécue par tous comme un échec.
Notre système français de financement et de représentativité des syndicats contribue désormais à leur affaiblissement ; il semble temps de s’atteler à le réformer.
Toute similitude avec les partis et mouvements politiques est … non fortuite !