Ce qui est présenté comme une victoire de la France, comme une victoire des cafetiers ...me laisse au final assez perplexe.
Lorsque la question se posait de baisser la TVA sur la restauration de 19,6 à 5,5 %, la situation économique n'était pas celle que nous connaissons actuellement.
Cette baisse va normalement, dans un pays comme le notre, engendrer des demandes de baisse d'autres professions du service (c'est déja le cas des coiffeurs, je crois).
La TVA qui est certes un impôt injuste puisque payé de la même manière par tout consommateur quelque soit son revenu, frappe mécaniquement plus fort le petit salaire. Mais peut on considerer que la restauration est un produit de première nécéssité ?
La TVA est aussi l'une des ressources essentielles du budget de la France, du budget de l'Union Européenne, qui ont bien besoin tous les deux de contribuer à un grand plan de relance.
Et surtout, croyons nous réellement, dans les circonstances actuelles que la baisse des prix (certes le petit café est honteusement élevé) créera de l'emploi ? permettra à plus de Français d'aller au café ou au restaurant ? permettra l'embâuche dans ce secteur ? permettra l'augmentation des salaires du secteur ? Il ya de quoi être dubitatif !
Ce qui est vrai à une époque, n'est pas forcément vrai à une autre, car il faut tenir compte de l'évolution des situations économiques et sociales.