Les cérémonies parisiennes du 14 juillet m'ont toujours procuré un double effet : la fierté de voir une partie du pays défiler devant l'autre, l'honneur de la République célébrée, les "gestes" appréciables du Président de la République, quel qu'il soit, pour mettre en valeur un pays, une idée, pour rendre hommage à des brisés de la vie ...
et en même temps, le malaise de voir la dépense publique, parfois le faste, les VIP et les autres, la mise en avant du matériel de guerre ...
L'interview du Président de la République était cependant souvent, quel que soit le Président là encore, un moment de dialogue avec la nation via les journalistes, parfois une phase de reflexion, d'humanité, de message national.
Cette année me laisse la même double impression : le plaisir (oui, pourquoi pas) d'un défilé impeccable et les signes que j'aime de l'hommage à un pays invité et célébré (cette année l'Inde), du défilé de la brigade franco allemande (qu'Hervé Morin voulait supprimer l'an dernier), de "La Marseillaise" chantée par des enfants,
et la gêne de comprendre que l'Inde est reçue surtout comme un client potentiel, de voir la garden partie et sa profusion, l'étalage d'armes toujours plus sophistiquées et permettant une guerre propre.
Mais cette année, toujours pour créer la rupture sans doute, point de discours ni d'interview présidentiel.
Ce n'est pas que les apparitions de Nicolas Sarkozy me manquent, mais ce rendez vous citoyen du 14 juillet du Président avec les Français aurait eu du sens. Et il ya bien des choses à dire ou à expliquer par ces temps difficiles, voir douloureux pour beaucoup.
A la place, l'innovation présidentielle nous a permi de visiter quelques pièces du Palais de l'Elysée, et d'entendre le Secrétaire Général de l'Elysée et la première Dame de France discourir ... de choses et d'autres.
People assurémment mais utile ou futile ?