blog d'un ex élu local, membre du MODEM, militant européen, adhérent CFTC, homme d'entreprise et de réseaux
Le gouvernement vient d’annoncer le financement par l’Etat, en collaboration avec d’autres partenaires, de 68 projets de recherche et développement, « accrochés » aux pôles de compétitivité.
J’y vois là une belle initiative, tant nous savons à la fois le retard de notre recherche française (et européenne) et l’impact de la dite recherche sur la croissance du futur.
L’idée longtemps défendue par le député Christian Blanc, de constitution de « clusters » fait ainsi son chemin.
Je ne sais pas si les financements seront à la hauteur des enjeux. Ce qui est certain, en tout cas, c’est que seuls les projets mêlant privé et public, petites et grands structures, et animées par une équipe talentueuse basée sur les complémentarités techniques et humaines réussiront. Je crois d’ailleurs que les collectivités locales, les organisations professionnelles et consulaires…ont un rôle très important à jouer ici.
Je reste réservé sur le nombre de pôles retenus (39) qui me parait trop important pour constituer un succès. Néanmoins, la dynamique est enclenchée, et c‘est bon signe.
J’espère que plusieurs de ces projets s’appuieront sur une dimension européenne, seule sphère possible pour certains d’entre eux, notamment dans le domaine de la défense.
J’espère aussi que les corporatismes, bien connus dans ce milieu comme ailleurs, ne feront pas capoter de beaux projets. Je suis inquiet à ce titre de la levée de boucliers qui se fait jour depuis que le ministre a lancé l’idée d’une évaluation des chercheurs. L’évaluation doit être encadrée, comprise et acceptée, c'est-à-dire concertée dans les modalités de sa mise en place ; mais il n’y a pas de raison objective à ne pas évaluer, avec de bons critères, surtout quand l’argent public est dépensé à ce niveau et sur le long terme. La culture de l’évaluation qui manque tant à notre société doit absolument devenir une règle dans tous les domaines.