blog d'un ex élu local, membre du MODEM, militant européen, adhérent CFTC, homme d'entreprise et de réseaux
C’est l’annonce que vient de faire Philippe BAS, le ministre délégué. Il a dû recevoir la consigne, comme ses collègues de montrer que le gouvernement bouge.
C’est en fait typiquement la nouvelle qui n’en est pas une. Un véritable effet d’annonce, qui dupe de moins en moins nos concitoyens, surtout celles et ceux qui sont concernés.
Le ministre précise sans rire que 10 000 lits ont déjà été créés en 2004 et 2005. Pour les élus, notamment conseillers généraux qui partagent avec d’autres cette responsabilité et cette charge, cette annonce laisse perplexe. Nous savons tous en effet combien sont énormes les besoins, mais combien les procédures sont longues, et les budgets courts.
Annoncer 10 000 places de plus en 2006 et 2007 est un leurre : les procédures sont si longues qu’une décision ministérielle d’aujourd’hui, si tant est qu’elle puisse être suivie d’effet , ne pourra se concrétiser au mieux qu’en 2008/2009 pour les bénéficiaires. Le ministre oublie de préciser, dans son annonce, que si la création de lits est « décrétée » par l’Etat, ce qui est en partie faux d’ailleurs, les moyens financiers, eux, ne viennent de l’Etat que de manière extrêmement partielle. Ce sont en fait les opérateurs privés et les collectivités territoriales qui financent l’essentiel. Il est donc facile d’annoncer des décisions dont on ne peut pas assurer seul la concrétisation.
Les besoins sont cependant criants, notamment pour les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer, et les maisons de retraite doivent être désormais de plus en plus médicalisées. Le Conseil Général du Loiret s’est d’ailleurs largement engagé dans cette voie avec ses partenaires.